
La virtualisation offre une réponse aux problématiques de nombreuses entreprises. Son intérêt varie toutefois en fonction de leur taille, qu'elles soient petites (TPE) ou très ramifiée (grands comptes). Les impacts de la virtualisation sur les entreprises sont les suivants.
Réduire les coûts est souvent l'enjeu n° 1 des entreprises, notamment en période de crise économique où la stratégie repose davantage sur l'adage « faire plus avec moins ». La virtualisation offre ainsi un moyen technologique de couper les dépenses.
La virtualisation permet de réduire le nombre de serveurs physiques de son parc informatique. En virtualisant plusieurs systèmes et applications sur un même serveur, l'entreprise minimise ses achats de machines. Auparavant, l'entreprise investissait, pour des raisons pratiques, dans un serveur pour soutenir chaque application.
En diminuant le nombre de serveurs de son parc informatique, l'entreprise optimise son espace disponible. La virtualisation offre ainsi un gain de place pour les PME et permet aux grandes entreprises d'optimiser leurs dépenses vers d'autres départements.
La mutualisation des serveurs sur une même machine facilite les opérations de maintenance de chaque serveur. Grâce à la virtualisation, l'administrateur de système d'information de l'entreprise doit s'occuper d'un nombre limité de machine. Son temps est ainsi optimisé.
Avec moins de serveurs physiques présents dans l'entreprise, la facture d'électricité baisse.
Les mécanismes de la virtualisation permettent d'isoler des systèmes et des applications au sein de containers virtuels. La virtualisation offre ainsi aux entreprises un moyen pour optimiser la sécurité de leur système d'information. L'impact des machines virtuelles sur la sécurité est notable à plusieurs niveaux :
La virtualisation s'inscrit en droite ligne d'une politique
de GreenIT (informatique verte). Elle permet aux entreprises
de réduire leur empreinte carbone et de se conformer aux politiques
gouvernementales en vigueur sur le sujet (réduire leur empreinte
de 80 % en 2020).
La virtualisation est écologique à plusieurs
niveaux :
Grâce à sa flexibilité et aux possibilités offertes par les machines virtuelles, la virtualisation lève certains barrages à la productivité en entreprise. Elle fluidifie certains processus inhérents au fonctionnement de l'entreprise.
Grâce à l'installation de plusieurs systèmes sur une seule machine, les développeurs ont la possibilité de tester et de déboguer leurs applications avant la mise en production. Ces procédures nécessitaient auparavant la mise à disposition de plusieurs machines distinctes.
La virtualisation permet d'associer des machines virtuelles à des systèmes clés de l'entreprise (comme le stockage) et d'y assurer en permanence l'accès. En cas de défaillance, une autre machine virtuelle permet de préserver la qualité de service.
Les entreprises entretiennent souvent un parc applicatif composé de logiciels métiers hétérogènes. Des degrés d'incompatibilité entre ces applications métiers peuvent intervenir, notamment lors de mise à jour ou de montée de versions. La virtualisation permet d'assurer une compatibilité permanente des applications métiers des entreprises, en les encapsulant dans des machines virtuelles.
Théoriquement, la virtualisation représente un premier pas pour les entreprises vers le Cloud Computing (ou « l'informatique en nuage »). En créant des machines virtuelles dans leur salle informatique, les entreprises ont déjà intégré le concept. Ces machines virtuelles peuvent petit à petit être déplacées vers les plates-formes de Cloud Computing. A condition toutefois que le format des machines virtuelles soit compatible.