Le Cloud Computing en 10 questions


Comment fonctionne le Cloud Computing ? Sur quelles technologies ? Combien ça coûte ? Comment choisir son fournisseur ?… Voici 10 questions qui vous permettront de comprendre le concept d' « informatique en nuage ».

Comparez 5 devis réseau informatique

1. Qu'est-ce que Iaas, Paas et Saas ?

Le Iaas (Infrastructure-as-a-service), le Paas (Platform-as-a-service) et le Saas (Software-as-a-service) représentent les 3 couches techniques du Cloud Computing, sur lesquelles les entreprises s'appuient pour externaliser leur informatique.
Le Iaas permet d'externaliser la couche infrastructure matérielle (les serveurs, le réseau, le stockage) dans des salles informatiques distantes. Les entreprises démarrent des serveurs virtuels hébergés sur la plate-forme de Cloud Computing à chaque fois qu'un accroissement de calcul est nécessaire.
Le Paas permet d'externaliser la couche infrastructure matérielle (Iaas), mais aussi les bases de données, les environnements de développement et d'exécution d'applications et les couches d'intégration de données. L'entreprise conserve uniquement ses applications en interne. Elle utilise le Paas pour porter ses applications « dans les nuages » ou en développer d'autres à partir des outils de développement (hébergés) fournis par la plate-forme de Cloud Computing.
Le Saas permet d'externaliser dans des salles informatiques la couche infrastructure matérielle, les applications middleware et de développement (Paas) ainsi que les applications de l'entreprise. L'entreprise consomme ces applications hébergées à la demande (comme par exemple Gmail, la messagerie de Google).

2. Comment ça marche ?

Le Cloud Computing est une combinaison de plusieurs concepts :

  • centre de données (data centre) : un bâtiment héberge les serveurs physiques et fournit l'ensemble des besoins en ressources informatiques,
  • virtualisation : pour obtenir de la puissance supplémentaire, les entreprises utilisent des serveurs virtuels, hébergés sur les serveurs physiques du centre de calcul. Le recours à cette virtualisation « à la carte », et la flexibilité qu'elle offre, est l'un des atouts clés du Cloud Computing.

3. Quels environnements sont proposés sur les plates-formes de Cloud Computing ?

Les environnements Microsoft (Windows Server) et Linux sont les 2 principaux systèmes hébergés sur les plates-formes de Cloud Computing. Les entreprises retrouvent ainsi des systèmes d'exploitation familiers avec lesquels elles ont développé leurs applications en interne. Ainsi, la migration vers la plate-forme de Cloud est plus simple à effectuer.

4. Quelle est la différence entre un Cloud privé et un Cloud public ?

Le Cloud public permet d'externaliser une partie de son système d'information à une plate-forme distante, hébergée par un tiers (généralement un fournisseur de Cloud, comme Google).
Le Cloud privé est, quant à lui, déployé à l'intérieur de l'entreprise, protégé par les mesures de sécurité de l'entreprise (comme le pare-feu). Dans ce cas, l'entreprise recherche la mutualisation et le partage des ressources informatique.

5. Comment choisir mon fournisseur de Cloud Computing ?

L'un des principes du Cloud Computing est d'automatiser la gestion des ressources et de simplifier leur mise en place et leur accès. Il convient alors de considérer les possibilités d'alignement sur les processus métier de l'entreprise. Le nombre et la proximité géographique des centres de calcul de l'entreprise constituent également un critère de choix. Enfin, l'entreprise doit également considérer les possibilités d'exportation de ses données afin de ne pas se retrouver « enfermée » avec un unique fournisseur.

6. Comment savoir si mes données sont sécurisées ?

L'abstraction du matériel, ainsi que les salles de machines distantes, rend la localisation des données plus compliquée. La sécurité des données dans le Cloud Computing est donc une affaire de confiance entre l'entreprise et le fournisseur de la plate-forme. Celui-ci doit formaliser sa gestion des données dans un contrat. Globalement, les fournisseurs chiffrent les données.

7. Le Cloud Computing est-il conforme à la législation sur la préservation des données ?

Selon la législation européenne, les entreprises résidant dans l'Union européenne doivent conserver leurs données sur le territoire européen. Légalement, le fournisseur de Cloud Computing doit disposer de centre de calculs en Europe et garantir que les données ne seront pas transférées vers des sites en dehors du territoire européen, même pour une courte durée.

8. Combien ça coûte ?

Le Cloud Computing repose sur un mode de paiement à la carte : l'entreprise paie uniquement les ressources informatiques qu'elle consomme.
Le prix est calculé sur la durée d'utilisation (à l'heure), au volume de données stockées et transférées, ainsi qu'à la quantité de bande passante utilisée.
Si les prix unitaires sont bas (compter 0,09 dollar pour 1h d'utilisation d'une petite infrastructure chez Amazon), la facture finale peut toutefois monter rapidement, si l'entreprise décide d'utiliser le Cloud de façon permanente (pour absorber un pic de trafic par exemple).

9. Comment mesurer le niveau de service et le taux de disponibilité ?

Les fournisseurs s'engagent sur des taux de disponibilité élevés, généralement de l'ordre de 99,99 %. Les contrats de qualité de service (SLA - Service Level Agreement) passés avec les fournisseurs sont encore rares. Il existe des offres de support payantes qui donnent accès à une assistance technique 24h/24. Globalement, les fournisseurs de plates-formes de Cloud Computing mettent à disposition des tableaux de bord offrant un état de santé des services proposés.

10. Le Cloud Computing peut-il s'inscrire dans une politique de GreenIT (informatique verte) ?

Le fonctionnement « à la carte » positionne le Cloud Computing comme une technologie favorisant les réductions d'émissions de carbone des entreprises, car :

  • moins de serveurs sont utilisés en interne,
  • la virtualisation permet de faire tourner plusieurs serveurs logiciels sur un unique serveur physique,
  • les centres de calculs sont construits aujourd'hui sur des architectures utilisant des matériaux et des mécanismes adaptés d'air conditionné, de refroidissement, d'éclairage qui s'inscrivent dans une politique de développement durable. Au final, mettre en place une informatique plus écologique permet aux centres de calculs de baisser leur facture énergétique (comme l'électricité).
    Toutefois, à force de voir se multiplier les services liés au Cloud Computing, Greenpeace estime que les centres de calculs, qui se multiplient également à vitesse grand V, risquent de contribuer à l'accroissement des gaz à effet de serre. L'ONG a ainsi demandé aux gros consommateurs de salles informatiques (comme Facebook) de poursuivre leurs efforts en matière de construction écologique (énergie renouvelable, refroidissement naturel).


Devis réseau informatique
S'informer Comparer Décider
S'informer Comparer Décider
Powered by Prestataires.com
Powered by Prestataires.com